← Retour à l'accueil

Sur le recours à un mandataire

C'est une excellente question, et elle mérite une réponse honnête. Votre conseiller bancaire, aussi compétent soit-il, ne peut vous proposer qu'un seul produit : celui de son établissement. C'est un peu comme demander à un concessionnaire Renault quelle est la meilleure voiture du marché : sa réponse sera forcément orientée.

En passant par mon cabinet, je mets en concurrence une vingtaine de banques pour votre dossier. Mais ce qui fait réellement la différence, ce n'est pas seulement le taux affiché : c'est l'ensemble du contrat. Les frais de dossier (qui peuvent varier de 0 à 1 500 €), les conditions de remboursement anticipé (certaines banques facturent jusqu'à 3% du capital restant dû), la possibilité de moduler vos échéances en cas de coup dur ou d'évolution de vos revenus, et bien sûr l'assurance emprunteur qui représente souvent le deuxième poste de coût de votre crédit.

Mon rôle est de négocier tous ces paramètres pour construire un financement qui correspond vraiment à votre situation, et pas seulement au dossier "standard" de la banque.

Je comprends la confiance que vous accordez à votre banquier, et c'est précieux. Mais posez-vous cette question simple : comment savoir qu'une proposition est la meilleure sans en avoir d'autres pour comparer ? C'est comme acheter une maison en visitant un seul bien, on n'a aucun repère.

Les écarts entre banques peuvent être plus importants qu'on ne l'imagine. Sur un même profil emprunteur, j'ai vu des différences de 0,30 à 0,50 point de taux entre établissements, ce qui représente plusieurs milliers d'euros sur la durée du prêt. À cela s'ajoutent les écarts sur l'assurance (parfois du simple au triple selon l'âge) et les frais annexes.

Ma proposition : je réalise une étude comparative sur votre dossier, sans engagement. Vous recevez une vision claire du marché avec plusieurs offres chiffrées. Si votre banque s'avère effectivement la plus compétitive, tant mieux, vous aurez la certitude d'avoir fait le bon choix. Dans le cas contraire, vous disposerez d'arguments concrets pour négocier ou changer.

C'est une question légitime, et je préfère y répondre en toute franchise : mes honoraires sont établis au cas par cas, en fonction de chaque situation. Chaque projet a ses spécificités (montant emprunté, complexité du dossier, temps d'accompagnement nécessaire, démarches à entreprendre auprès des partenaires), et il ne serait pas honnête de vous annoncer un tarif forfaitaire qui ne correspondrait pas à la réalité de votre demande.

Ce que je peux vous garantir, c'est la transparence totale dès notre premier échange : après avoir examiné votre projet, je vous communique clairement le montant de mes honoraires, avant tout engagement de votre part. Rien n'est caché, rien n'est facturé sans votre accord écrit préalable.

Par ailleurs, mes honoraires ne sont dus qu'en cas de réussite, c'est-à-dire au déblocage effectif de votre prêt. Si pour une raison ou une autre votre projet ne se concrétise pas, vous ne me devez rien. Le meilleur moyen d'avoir une réponse précise adaptée à votre situation reste un premier rendez-vous : il est gratuit et sans engagement.

Sur les conditions d'obtention d'un crédit

Rassurez-vous, un CDD n'est absolument pas un obstacle insurmontable. Je finance régulièrement des clients dans cette situation, et il existe de vraies solutions.

Les banques regardent votre situation dans sa globalité. Voici les éléments qui jouent en votre faveur : une ancienneté significative dans votre secteur d'activité (par exemple, un enseignant contractuel qui enchaîne les CDD depuis plusieurs années dans l'Éducation nationale), des missions régulières et bien rémunérées (cas fréquent pour les intérimaires qualifiés du BTP ou de l'industrie), la présence d'un co-emprunteur en CDI ou fonctionnaire qui sécurise le dossier, un apport personnel conséquent (20% et plus), ou encore une épargne de précaution solide qui montre votre capacité à faire face aux imprévus.

Certaines banques sont historiquement plus ouvertes aux profils atypiques que d'autres. C'est précisément là que mon rôle prend tout son sens : je connais les critères d'acceptation spécifiques de chaque partenaire et je présente votre dossier à celles qui sauront le valoriser, plutôt que de l'envoyer à l'aveugle dans un établissement qui le refusera par principe.

Pas du tout, et c'est une situation très courante. Avoir un crédit auto, un prêt étudiant ou un crédit à la consommation ne ferme pas la porte du crédit immobilier. L'enjeu, c'est simplement de rester dans la limite réglementaire de 35% d'endettement (votre taux d'endettement correspond au rapport entre l'ensemble de vos mensualités de crédit et vos revenus nets).

Prenons un exemple concret : si vous et votre conjoint gagnez 4 000 € nets par mois à deux et que vous remboursez 250 € pour votre crédit auto, il vous reste une capacité de remboursement d'environ 1 150 € pour votre prêt immobilier (4 000 × 35% - 250). Si ce montant vous permet de financer votre projet, parfait, votre crédit auto ne pose aucun souci.

Si au contraire votre projet immobilier demande une mensualité plus élevée, plusieurs pistes s'offrent à nous. D'abord, solder le crédit auto par anticipation si vous disposez de l'épargne nécessaire (attention toutefois à conserver un apport suffisant). Ensuite, attendre la fin du crédit si l'échéance est proche, quelques mois peuvent changer la donne. Enfin, le rachat de crédits : nous regroupons votre crédit auto et votre futur prêt immobilier en une seule mensualité allégée. On en parle et on choisit ensemble la meilleure stratégie selon votre situation.

Il n'y a pas de règle universelle, et c'est tant mieux : votre projet est unique. Pour vous donner un repère, la pratique traditionnelle consistait à disposer d'un apport couvrant au minimum les frais annexes (frais de notaire et de garantie), soit environ 8 à 10% du prix du bien dans l'ancien et 3 à 4% dans le neuf. Sur un achat à 250 000 € dans l'ancien, cela représente 20 000 à 25 000 €.

Cela dit, le financement à 110% (c'est-à-dire prix du bien + frais annexes, sans apport) reste possible pour certains profils : jeunes actifs en début de carrière avec de belles perspectives d'évolution, fonctionnaires, professions médicales, primo-accédants bénéficiant du PTZ (Prêt à Taux Zéro) dans les zones éligibles. J'obtiens régulièrement ce type de financement pour des clients qui pensaient que c'était impossible.

Un conseil important : un apport plus conséquent (15% et plus) vous ouvrira non seulement l'accès à davantage de banques, mais vous permettra aussi d'obtenir de meilleures conditions. Les banques apprécient les emprunteurs qui "mettent la main à la poche", c'est un signal fort de sérieux et de capacité d'épargne. Et surtout, gardez toujours une épargne de précaution de côté après votre achat : ne videz jamais entièrement vos comptes, les banques le remarquent et cela peut inquiéter.

Sur l'assurance emprunteur

Légalement parlant, non, l'assurance emprunteur n'est pas imposée par la loi. Mais dans la pratique, aucune banque n'accordera un prêt immobilier sans couverture assurantielle. Et c'est finalement une protection pour vous autant que pour elle.

Les garanties exigées au minimum sont le décès et la PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie). Concrètement, si l'un de ces événements survenait, l'assurance rembourserait le capital restant dû à la banque, évitant ainsi à votre famille de se retrouver dans une situation financière dramatique, contrainte par exemple de vendre le bien pour solder le prêt.

Les banques demandent généralement aussi les garanties ITT (Incapacité Temporaire de Travail) et IPT (Invalidité Permanente Totale), qui prennent le relais si vous ne pouvez plus exercer votre activité professionnelle suite à un accident ou une maladie. Pour les professions à risques ou certains types de biens (résidence principale), une garantie IPP (Invalidité Permanente Partielle) peut également être exigée. Nous examinerons ensemble le niveau de couverture vraiment adapté à votre situation, sans sur-assurance inutile.

Oui, c'est désormais un droit fondamental. Et c'est une excellente nouvelle pour votre portefeuille, car l'assurance emprunteur représente en moyenne le deuxième poste de coût d'un crédit immobilier, juste après les intérêts. Sur un prêt de 200 000 € sur 20 ans, elle peut représenter 15 000 à 30 000 € selon votre âge et votre profil.

Trois lois successives ont renforcé vos droits. La loi Lagarde (2010) vous permet de choisir dès le départ votre propre assureur, à condition que les garanties soient équivalentes à celles exigées par la banque. La loi Hamon (2014) autorise le changement d'assurance dans les 12 mois suivant la signature. Et la loi Lemoine (2022), la plus puissante, vous permet désormais de résilier et changer d'assurance à tout moment, sans frais ni justification, pendant toute la durée du prêt.

Les économies potentielles sont particulièrement importantes pour les profils jeunes et en bonne santé : les contrats groupe des banques appliquent des tarifs "moyens" calculés sur l'ensemble de leurs assurés, alors qu'un contrat individuel (délégation) tarifie précisément votre profil. J'ai régulièrement des clients de 30-35 ans qui divisent par deux, voire par trois le coût de leur assurance en optant pour la délégation. La loi Lemoine a également supprimé le questionnaire médical pour les prêts inférieurs à 200 000 € par emprunteur remboursés avant 60 ans, ce qui facilite grandement les choses.

Votre question ne figure pas ici ?

C'est tout à fait normal : chaque projet est unique et aucune FAQ ne peut couvrir toutes les situations. Appelez-moi ou laissez-moi vos coordonnées, et prenons le temps d'échanger sur votre projet, sans engagement.

Me contacter
Appeler maintenant Être rappelé